Les scènes culte pour Alien 5 Eternity : L'ensemencement des oeufs

Publié le par Marin Stéphane

L'ensemencement des oeufs

 

 Résumé : Après un voyage qui aura duré 75 000 ans, la mission Eternity a implanté une colonie sur la planète du même nom. La Reine-Mère (clone de Lady Ripley / Lieut. H. Ripley) en est la gouverneure. Des xénomorphes originaires de la planète Eternity ont été clonés à partir d'a-d-n retrouvé lors de fouilles archéologiques. De nombreuses recherches leur sont consacrées. Un nid (avec sa Reine, ses mâles et ses ouvrières) a été reconstitué à l'intérieur d'un zoo qui leur sert de sanctuaire.

 

    En bas, dans le nid, un des mâles sortit vivement de sa tanière et provoqua un bref affolement parmi les ouvrières. La double file qu’elles formaient se désagrégea pour laisser passer le mastodonte surexcité. Il se rua vers la Reine pour aller se coller à ses flancs et pour s’y frotter. La douzaine de grands mâles présents dans le nid avait passé la majeure partie du temps à la caresser, donnant des petits coups de crâne sur ses flancs en émettant de tendres cliquetis destinés à stimuler la ponte. Ils sortirent un à un de leur tanière. Soudain, un œuf émergea du long orifice utérin de la reine en exhalant son parfum enivrant, et ils commencèrent leur parade.

    Les magnifiques couleurs qui ornaient leurs répugnantes protubérances s’intensifièrent brusquement, plus vives et luisantes que jamais. Ils se jaugèrent un moment. Leur cliquetis devint plus grave, plus rapide et saccadé. Ils se mirent ensuite à siffler, la gueule grande ouverte, à balancer leur lourde tête de tous côtés en se tournant autour, puis à fouetter l’air et à frapper le sol avec leur queue.    

    Contrairement aux ouvrières qui pouvaient subir de sérieux dommages collatéraux, la Reine semblait apprécier tous ce remue-ménage auprès d’elle. Impassible, elle grignotait ses boulettes hyper-caloriques avec avidité en cliquetant de plaisir, les tirant de sa poche ventrale aussi régulièrement que les ouvrières les y déposaient.

    Après une minute de parade et de menaces très persuasives, le plus grand des mâles n’eut aucun mal à s’imposer, écartant tous les prétendants. L’œuf, délicatement expulsé du ventre de la Reine, roula à terre et finit sa course sous la patte griffue du vainqueur. Le grand mâle xénomorphe enroula immédiatement sa queue autour pour le protéger de la convoitise de ses congénères, puis se mit à le flairer. Il les préférait matures et ne fut pas déçu. À peine, eut-il frotté ses babines baveuses sur la coque cuirassée que celle-ci se mit à enfler et à suinter, faisant apparaitre de fine jointures qui augurait d’une éclosion rapide. Aussitôt, il se redressa, émit un crissement menaçant, s’empara de l’œuf et le blottit entre ses six membres supérieurs, contre son poitrail squelettique. En quelques bonds, il regagna sa tanière, tous crocs dehors, renversant les ouvrières qui se trouvaient sur son passage.

    Le grand mâle déposa l’œuf à côté des autres, sur un monticule d’excréments qu’il avait façonné avec soin. Le socle, concave et parfaitement dimensionné, noir comme l’ébène, s’affaissa légèrement sous le poids de son butin. Le grand mâle xéno-morphe se donna quelques instants pour bien le caler et vérifier sa stabilité, poussant dessus avec ses pattes, le remuant de gauche à droite, le rééquilibrant d’un coup de museau. Une fois rassuré, il inspecta l’ensemble du berceau qu’il avait en charge de protéger.

    Il y avait, là, une trentaine d’œufs déjà inséminés, à différents degrés d’évolution. Pour la plupart, les fœtus n’étaient même pas encore visibles à travers les cuirasses de chair opaque, mais dans les autres, la silhouette recroquevillée des futurs xéno-morphes était discernable. La coque des œufs arrivés à terme, devenue translucide, en laissait apparaitre les moindres détails, jusqu’à permettre d’en définir le type, mâle-soldat ou ouvrière.               

    Sitôt après avoir vérifié la bonne croissance de sa progéniture, il revint vers l’œuf encore vierge qu’il n’avait pas perdu de vue une seule seconde. Face à lui, tapis à l’entrée de sa tanière, se trouvaient trois autres mâles, prêts à bondir. Il les avait sentis arriver et n’avait pas cessé de les surveiller, émettant des grognements et des cliquetis d’avertissement. D’un bond, il se retrouva devant eux, et d’un puissant coup de queue leur fit prendre la fuite. Il leur siffla dessus, en cliquetant à-tout-va, allant même jusqu’à leur cracher de son fiel acide sur le museau pour qu’ils s’éloignent encore. Puis, une fois assuré de l’établissement d’un périmètre de sécurité suffisamment étendu, il s’attela à la tâche.

    Les impérieuses effluves que l’œuf exhalait par tous ses pores le captivèrent à nouveau et firent soudainement naitre son désir. Le grand mâle s’en rapprocha pour le flairer. Il enroula délicatement sa queue autour pour le maintenir, puis lécha voluptueusement la corolle du bout de ses babines. Celle-ci doubla très vite de volume sous l’effet des stimuli et se mit à secréter les humeurs acides qu’elle contenait. Les quatre pétales de chair frémissante se mirent à battre comme un cœur.      

    L’excitation du xéno-morphe était à son comble. Il se redressa sur ses deux pattes arrière. Son long et fin appareil génitoire jaillit de sa poche ventrale et se mit à fouetter l’air, plus vif et vigoureux qu’une anguille hors de l’eau. Au premier contact, dès  qu’il toucha la corolle, son sexe s’y agrippa brusquement et y resta collé, comme englué, puis celui-ci commença à se tortiller et à onduler, à se démener pour tenter de forcer le passage. Le grand mâle faillit en perdre l’équilibre.   

    Il s’accrocha à l’œuf de ses six membres supérieurs pour consolider ses appuis. L’exercice était, somme toute, relativement difficile. Son sexe menait la danse et le faisait tressaillir de plaisir. La position était inconfortable et la stabilité de l’œuf tout à fait précaire. Il dut faire d’imperceptibles et multiples efforts pour ne pas basculer avec lui. 

    L’éclosion ne se fit pas attendre plus longtemps. La corolle, exacerbée par les frottements, balayages, et autres soubresauts stimulants du sexe qui l’assaillait, s’ouvrit comme une fleur. Les quatre pétales de chair se désunirent les uns des autres, dévoilant un hymen luisant, chaud, doux et parfumé. L’animal fouilla un instant la chair accueillante, puis d’un coup, perça la fine membrane qui l’obturait. Son appareil génitoire fut littéralement aspiré. La surprise mêlée à la jouissance le fit chanceler et il sautilla maladroitement sur ses grosses pattes arrière pour rester en place. Des petits crissements sortirent du fond de sa gorge tandis qu’il éjaculait, ses couleurs se ternirent en un éclair, et quand il se retira, le frêle et inerte bout de muscle se rétracta aussitôt. C’en était fini. Il venait d’accomplir son devoir et pouvait en être fier. Il parada, une dernière fois, seul dans sa tanière, arborant ce qui lui restait de couleurs, avant de se calmer tout-à-fait.         

-  Une scène qui se passe de tous commentaires…! Si vous avez, néanmoins, des questions à poser sur ce que nous venons de voir et sur la visite en général, n’hésitez pas ! déclara Ardan.

    Plusieurs enfants levèrent le doigt aussitôt. Ardan en choisit un, au regard plus vif que les autres.

-  A toi l’honneur, mon garçon ! 

    Le gamin lui posa une colle, à laquelle il ne s’attendait pas.

-  Est-il vrai que des métissages naturels entre les xénomorphes et les humanoïdes  sont possibles…? 

 

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