Les scènes culte pour Alien 5 Eternity : Le face à face-hugger et la naissance des aliens mutants

Publié le par Marin Stéphane

   

Face à face-hugger et naissance des aliens mutants

 

Résumé : Ardan (terrien cloné pour la mission Eternity et infesté par la mémoire de Foller) a pris la colonie en otage avec l’aide d’une centaine d’autres colons, eux aussi infestés par la mémoire de Foller. Accompagné de son otage, Claire Baron, la rivale-amie de la Reine-Mère, et de onze volontaires infestés par Foller, il a rejoint le zoo. Ardan qui a déjà été inséminé par un face-hugger de son plein gré, avale des pilules pour retarder la croissance de l’Alien à l’intérieur de son estomac. Les onze volontaires vont se sacrifier afin d’engendrer des aliens mutants infestés par la mémoire de Foller. Vous l’avez compris… Foller est le méchant généticien de l’histoire.

 

     Il plongea son doigt dans le verre et remua l’eau quelques secondes sans quitter l’écran des yeux, attendant que ses « frères de mémoire » aient tous pénétré à l’intérieur de la « nurserie ». Il but sa potion en grimaçant, reposa le verre sur le pupitre de contrôle, puis commanda la fermeture de la porte et son verrouillage, scellant ainsi le sort des onze sacrifiés. Claire Baron se tenait debout, derrière lui, entre ses deux gardes.

- « Admirez le spectacle, «Baronne»…! Que vous sachiez ce dont je suis capable. Je parle à la première personne, mais je pourrais dire nous, car ils sont en moi et je suis en eux. Regardez avec quelle sérénité ils vont à l’abattoir. Pensez, non pas au courage, mais à la détermination dont ils ont besoin. Vous savez ce qu’ils vont faire et vous savez ce qui va en sortir. N’est-ce-pas, Claire…?! Une Armée…! Une Armée terrifiante…! Vous me comprenez ?! ».

    La technologue resta de marbre et suivit les onze volontaires du regard. Les œufs étaient positionnés en cercle, au milieu de la « nurserie », inertes et clos. Mis à l’écart, dans un coin, le douzième œuf avait sa corolle grande ouverte d’où émergeaient les pattes et la queue d’un parasite à l’agonie, jeté là comme dans une poubelle. Les onze volontaires infestés par Foller se rapprochèrent de la couvée, puis se postèrent prudemment face aux œufs avant de se prendre la main pour former une ronde. Haletants, le visage crispé, ils se penchèrent tous ensemble au-dessus des corolles frémissantes.      

    Ardan envoya, alors, la petite décharge électrique tant attendue. Des étincelles bleutées remontèrent de chaque socle le long des œufs, courant sur les arêtes saillantes jusqu’à leur sommet. Les coques devinrent, soudain, translucides, laissant apparaitre les parasites en éveil. Puis, enfin, les corolles s’ouvrirent.

    Les clones gardèrent les yeux grands ouverts, malgré l’insistant clignement nerveux dont leur paupière droite était atteinte, et se serrèrent les mains plus fortement. Ils plongèrent tous, alors, la tête à l’intérieur des œufs, inspirant à pleins poumons leur dernière goulée d’air. Sans attendre, les parasites leur sautèrent au visage, s’agrippèrent à leur crâne, puis enroulèrent leur puissante queue préhensile autour de leur cou, avant d’enfoncer leur dard inséminateur au fond de leur gorge. Aucun des onze volontaires ne lâcha la main de l’autre avant de s’évanouir lui-même. Ils restèrent en cercle, se tenant de toutes leurs forces les uns aux autres, la face entièrement recouverte par les horribles carapaces qui les asphyxiaient. Puis, ils tombèrent, un à un, à genoux, avant de choir et de rouler sur le sol, sans connaissance.

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Quelques heures plus tard…

 

    Dans la «Nurserie», le premier des onze clones de Foller inséminés par les parasites se réveilla brusquement. Il ouvrit de grands yeux ronds et poussa un râle au milieu d’un indicible gargouillis. Le puissant sédatif qu’il avait respiré l’empêchait de faire le moindre geste et d’avoir les pensées claires. Seule, la douleur qu’il ressentait au creux de sa poitrine avait une existence pour lui, à cet instant. Il essaya de bouger instinctivement, mais aucun muscle ne répondit. Son regard terrifié et le cri muet qu’il semblait pousser était les seuls signes visibles du calvaire qu’il était en train de subir. Il hoqueta et soudain son torse se contracta.

    Il eut l’impression qu’un marteau piqueur lui défonçait les côtes de l’intérieur, lui broyait les os et lui arrachait les chairs. Chaque nouveau coup de mâchoire, allègrement donné par le fœtus xénomorphe qui croissait dans son estomac, faisait un peu plus resurgir sa conscience. Quand il eut retrouvé la mémoire, la douleur et la perspective d’une mort certaine lui firent soudain regretter son geste. Il se sentit comme un condamné à mort enchainé à sa couche, en attente d’une improbable grâce divine. Il aurait préféré se trouver à la place du monstre qui jaillit soudain hors de lui, mais ne put que se regarder mourir avec la piètre satisfaction de se voir ainsi renaitre. Une curiosité malsaine s’empara de lui et il ne put détacher son regard de la terrible scène qui se déroulait sous ses yeux. Il en oublia ses souffrances.

    Le xénomorphe perça la paroi de son abdomen d’un dernier et puissant coup de mâchoire, arracha le fin rempart de tissu de ses dents acérées, puis sortit sa petite tête ensanglantée au dehors. Il poussa son premier cri, tourna la tête vers son hôte et se mit à le fixer d’un drôle d’air en se grattant le côté droit du crâne avec ses griffes.   

    Le malheureux volontaire infesté par Foller ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en le voyant faire. Un sourire qui fut bien vite ravalé quand le nouveau-né replongea brusquement au cœur de ses entrailles pour les dévorer. Il fit une horrible grimace, vomit un râle de sang et mourut. 

    Les naissances s’enchainèrent très vite. Les dix clones allongés à ses côtés furent tous saisis de spasmes et subirent le même sort. 

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